Assurance cyber entreprise : protéger votre activité face au risque numérique

Cybersécurité, un levier de performance et de confiance pour les entreprises

La menace cyber figure désormais parmi les tout premiers risques pour les entreprises au plan mondial, aux côtés des aléas climatiques et des interruptions d’activité. En France, elle ne touche plus seulement les grands groupes : près d’une entreprise victime sur deux est une PME. Pour un dirigeant, une assurance cyber adaptée n’est plus un luxe réservé aux DSI : c’est ce qui permet de tenir financièrement quand la prévention a cédé. Voici l’essentiel pour bien protéger votre entreprise face au risque numérique.

La menace cyber : un risque devenu majeur pour les entreprises

Le risque cyber a changé de nature : plus fréquent, plus sophistiqué, et de mieux en mieux ciblé. Les cybercriminels s’attaquent en priorité aux TPE, PME et ETI, pour deux raisons simples : leurs budgets de sécurité restent limités, et elles servent souvent de porte d’entrée vers leurs clients et donneurs d’ordres via la chaîne de sous-traitance. D’après le Panorama de la cybermenace 2025 de l’ANSSI, les petites structures (TPE, PME et ETI) représentent désormais près de la moitié des victimes de rançongiciel recensées en France.

Les vecteurs d’attaque les plus fréquents sont aujourd’hui bien identifiés : le rançongiciel (ransomware), qui chiffre vos données et exige une rançon ; le phishing avec compromission de messagerie ; et la fraude au président ou au faux fournisseur, qui détourne des virements. En moyenne, il faut une dizaine de jours pour rétablir une situation normale après un incident — autant de temps d’activité perdu. D’après le Livre Blanc Cyber d’AXA, près de neuf cyberattaques sur dix exploitent une erreur humaine : la prévention est donc votre meilleure protection.

Cyberattaques : quels risques concrets pour votre entreprise ?

Une cyberattaque ne se limite jamais à un problème informatique. Ses conséquences sont financières, juridiques et réputationnelles, et elles peuvent mettre en péril la survie même de l’entreprise.

Type d’attaqueMécanismeConséquence typique
RançongicielChiffrement des données et des sauvegardes, demande de rançonArrêt de production, perte d’exploitation
Phishing / compromission de messagerieVol d’identifiants via un faux e-mailAccès frauduleux, fuite de données
Fraude au président / faux RIBIngénierie sociale pour détourner un virementPerte financière directe
Vol / violation de donnéesExfiltration de données clients ou salariésNotification CNIL, sanction RGPD, atteinte à l’image

À ces pertes directes s’ajoutent l’arrêt de l’activité commerciale, les coûts de remédiation informatique, l’exposition juridique au titre du RGPD et, souvent le plus durable, l’atteinte à la réputation : la confiance des clients et des partenaires s’érode bien après la résolution technique de l’incident.

NIS2, LOPMI, RGPD : ce que la réglementation impose en 2026

Trois textes structurent désormais le sujet et rendent l’assurance cyber quasi incontournable. La directive européenne NIS2, transposée en droit français par la loi dite « Résilience », élargit considérablement le périmètre des entreprises soumises à des obligations de cybersécurité — de quelques centaines d’entités à une fourchette estimée entre 15 000 et 18 000 organisations dans les secteurs critiques.

ObligationCe que cela implique
NIS2Gouvernance cyber, analyse de risques, gestion des incidents, sécurité de la chaîne de sous-traitance. Notification à l’ANSSI sous 24 h (alerte), rapport final sous 1 mois.
Loi LOPMIDépôt de plainte dans les 72 h suivant la découverte de l’attaque pour pouvoir être indemnisé par son assureur.
RGPD (art. 33)Notification à la CNIL sous 72 h en cas de violation de données personnelles.

Les sanctions sont dissuasives : jusqu’à 10 millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires mondial pour les entités essentielles, avec une responsabilité personnelle possible des dirigeants. Même les entreprises non directement soumises à NIS2 sont concernées « par ricochet » : une PME sous-traitante doit pouvoir prouver un niveau de sécurité documenté, sous peine de perdre l’accès à certains marchés. Détail important : la conformité NIS2 devient elle-même un critère d’éligibilité à l’assurance cyber. Pour vérifier si votre entreprise est concernée, l’ANSSI met à disposition un simulateur d’éligibilité NIS2.

Pourquoi vos assurances classiques ne suffisent pas

Beaucoup de dirigeants pensent, à tort, qu’une cyberattaque est déjà couverte par leur multirisque professionnelle ou leur responsabilité civile. En réalité, ces contrats n’ont pas été conçus pour le risque numérique : ils excluent le plus souvent les pertes liées à la perte de données, à l’interruption de service ou à l’extorsion. Sans garantie dédiée, l’essentiel du préjudice reste à votre charge.

Sans assurance cyber dédiéeAvec l’assurance cyber AXA
Frais de remédiation et de réponse à incident à votre chargePerte d’exploitation non indemniséeGestion de crise à improviser dans l’urgencePrise en charge des frais d’expertise et de reconstitution des donnéesIndemnisation de la perte d’exploitation sur la marge bruteHotline et accompagnement 24/7 dès les premiers instants

Les 6 règles d’hygiène cyber à adopter dès maintenant

La prévention reste la première ligne de défense : la majorité des attaques exploitent des failles évitables. La plaquette AXA « Six règles efficaces », inspirée des bonnes pratiques de cybermalveillance.gouv.fr, résume l’essentiel de la cyber-hygiène :

  • Sensibilisez vos collaborateurs : formations, charte informatique et un référent cybersécurité — l’humain est en cause dans près de neuf attaques sur dix.
  • Gérez vos mots de passe : longs, uniques pour chaque usage et stockés dans un coffre-fort dédié.
  • Mettez à jour appareils, logiciels et antivirus : activez les mises à jour automatiques et corrigez les failles connues sans délai.
  • Évitez les comportements à risque : pièces jointes douteuses, clés USB inconnues, wifi public — séparez usages professionnels et personnels.
  • Sauvegardez selon la règle 3-2-1 : 3 copies, sur 2 supports différents, dont 1 hors ligne et isolée du réseau, avec des tests de restauration réguliers.
  • Mettez en place des garde-fous : gestion des droits d’accès au « moindre privilège », VPN en déplacement et authentification forte (MFA).

Ces mesures réduisent fortement votre exposition — et conditionnent souvent votre éligibilité et votre tarif en assurance cyber. C’est précisément la démarche qu’AXA accompagne, en amont de la souscription.

L’assurance cyber Global Cyber Secure d’AXA

DSC Assurances, agence AXA, vous accompagne avec Global Cyber Secure, une solution complète et modulable pour les entreprises de moins de 5 000 salariés (TPE, PME et ETI). AXA — qui assure déjà une PME sur trois en France — propose des garanties cyber dédiées depuis plus de dix ans et combine trois leviers : la prévention, la réaction et l’indemnisation.

Anticiper : la prévention

La meilleure attaque évitée est celle qui n’aboutit pas. nous vous aidons à élever votre niveau de maturité : sensibilisation et formation des collaborateurs, tests de phishing, scan de vulnérabilités, audit de votre organisation et évaluation de votre exposition réelle. Ces services sont réalisés avant même la souscription, puis renouvelés tout au long du contrat.

Réagir : l’assistance 24/7

En cas de crise, le Service Crise Majeure mobilise une hotline accessible 24h/24 et 7j/7. Vous êtes accompagné sur les plans technique, juridique et réglementaire, avec un soutien à la communication de crise et un appui psychologique pour les dirigeants et les salariés.

Indemniser : des garanties complètes

D’après l’observatoire des sinistres d’AXA France, l’interruption d’activité représente à elle seule environ 70 % du coût d’un sinistre par rançongiciel. Le contrat prend en charge ces conséquences financières, notamment :

  • la reconstitution des données altérées, détruites ou rendues indisponibles à la suite d’un acte malveillant ;
  • la perte d’exploitation, indemnisée sur la base de votre marge brute, le temps nécessaire au redémarrage de l’activité ;
  • la responsabilité civile cyber, pour les dommages immatériels causés à des tiers (clients, partenaires) dont vous êtes responsable ;
  • le vol de trésorerie et la cyber-fraude, lorsqu’un logiciel malveillant détourne vos fonds ;
  • la protection juridique et l’e-réputation, en cas de dénigrement ou d’atteinte à l’image de l’entreprise en ligne ;
  • les frais de notification aux personnes concernées et à la CNIL en cas de violation de données.

Un tarif qui récompense la prévention

La cotisation est personnalisée selon votre activité, votre taille et les moyens de protection mis en place. En déployant un dispositif efficace — correctifs de sécurité, sauvegardes quotidiennes, authentification renforcée — vous pouvez bénéficier d’un tarif sensiblement réduit. La sécurité n’est pas seulement une protection : c’est aussi un levier d’économie sur votre prime.

Demandez un diagnostic de votre exposition cyber : DSC Assurances évalue vos risques, identifie vos points faibles et vous remet un devis personnalisé.

En cas de cyberattaque : les bons réflexes

Quand l’incident survient, quelques réflexes limitent les dégâts et protègent vos droits à indemnisation :

  • isolez les systèmes touchés (déconnexion du réseau) sans éteindre les machines, pour préserver les preuves ;
  • ne payez jamais la rançon : le paiement ne garantit pas la récupération des données et finance la criminalité ;
  • déposez plainte sous 72 heures : c’est une condition d’indemnisation imposée par la loi LOPMI (article L. 12-10-1 du Code des assurances) ;
  • notifiez la CNIL sous 72 heures en cas de violation de données personnelles, via le téléservice de notification de la CNIL ;
  • contactez immédiatement votre agence et la hotline AXA, afin de déclencher l’assistance et l’expertise au plus vite.

Pour aller plus loin, consultez les ressources éditées par AXA : la plaquette Six règles efficaces contre les cyberattaques et le Livre Blanc Cyber. En cas d’attaque, la plateforme publique cybermalveillance.gouv.fr recense les prestataires d’assistance près de chez vous, et votre agence DSC Assurances vous accompagne dans la gestion de la crise.

Qui est concerné par l’assurance cyber ?

Dès lors qu’une entreprise utilise des outils numériques, traite des données ou dépend d’Internet, elle est exposée. L’assurance cyber s’adresse en particulier à :

  • toutes les TPE, PME et ETI, quel que soit leur secteur d’activité ;
  • les professions libérales et indépendants détenant des données sensibles (santé, droit, comptabilité) ;
  • les e-commerçants et entreprises dont l’activité dépend directement d’un site Internet ;
  • les sous-traitants et fournisseurs intégrés à la chaîne d’approvisionnement d’entités soumises à NIS2.

Des assurances complémentaires pour une protection complète

Le risque cyber n’est qu’une facette de votre exposition. Pour sécuriser l’ensemble de votre activité, l’assurance cyber se combine utilement avec :

Sur le même thème, retrouvez aussi nos articles Assurance Construction et Prévenir le risque incendie en entreprise.

DSC Assurances, votre agent AXA pour la cybersécurité

Les contrats cyber échappent à la logique standardisée des assurances classiques : leur complexité technique et juridique exige un vrai conseil. Chez DSC Assurances, agence AXA, nous construisons une solution sur mesure à partir de votre activité réelle : taille de l’entreprise, niveau de dépendance numérique, données traitées et dispositifs de sécurité en place.

Contactez DSC Assurances pour réaliser un diagnostic de votre exposition et obtenir un devis personnalisé.

Foire aux questions

Qu’est-ce que l’assurance cyber ?

C’est une assurance dédiée aux risques numériques qui combine prévention, assistance en cas d’attaque et indemnisation des préjudices. Elle couvre notamment la reconstitution des données, la perte d’exploitation, la responsabilité civile et la cyber-fraude — des risques que les contrats professionnels classiques excluent généralement.

L’assurance cyber est-elle obligatoire ?

Non, aucun texte ne l’impose directement en 2026. Mais la directive NIS2 et la loi LOPMI rendent la couverture quasi indispensable : les assureurs exigent désormais un socle de sécurité aligné sur NIS2, et l’indemnisation est conditionnée à un dépôt de plainte sous 72 heures.

Que couvre Global Cyber Secure ?

Le contrat prend en charge les frais d’expertise et de reconstitution des données, la perte d’exploitation calculée sur la marge brute, la responsabilité civile cyber, le vol de trésorerie, la protection juridique et les frais de notification CNIL, avec une assistance disponible 24h/24 et 7j/7.

L’assurance cyber rembourse-t-elle la rançon ?

De moins en moins. De nombreux assureurs excluent ou plafonnent fortement la prise en charge des rançons. Le paiement est d’ailleurs déconseillé : il ne garantit pas la récupération des données et alimente la criminalité. La priorité est la remédiation et la continuité d’activité.

Combien coûte une assurance cyber ?

La prime dépend de la taille de l’entreprise, de son secteur, du volume de données traitées et surtout de sa maturité cyber. Un bon niveau de protection (sauvegardes, correctifs, authentification renforcée) permet d’obtenir un tarif plus avantageux. Votre agence DSC établit un devis adapté à votre situation réelle.

Ma RC pro couvre-t-elle déjà le risque cyber ?

Non, sauf extension spécifique. La RC professionnelle et la multirisque indemnisent les dommages matériels ou causés à des tiers, mais pas la perte de données, l’interruption de service ou l’extorsion. Une garantie cyber dédiée est nécessaire pour couvrir ces préjudices.

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